Historique
Dès 1964 une association de fait s’est constituée, sous le nom de Similes (semblables en latin).
L’objectif primordial était de sensibiliser les pouvoirs publics à la situation pénible des malades psychiques, de même à créer un pont entre les instituts spécialisés et les parents de malades souvent abandonnés à eux-mêmes.
En 1968, Similes Bruxelles acquiert une personnalité juridique sous forme d’ASBL. De même à Namur et à Henri-Chapelle les associations de fait se transforment également en ASBL.
En 1970, les problèmes linguistiques provoquent la division de Similes Bruxelles en une section francophone et une néerlandophone.
En 1972, les trois ASBL Similes décident de créer la Fédération des Associations Similes Francophones afin de mieux coordonner leurs activités et renforcer leur action.
En 1983, le Ministère de la Santé Publique contacte Similes Bruxelles en vue de la création d’appartements thérapeutiques, en collaboration avec l’hôpital psychiatrique Le Chêne aux Haies à Mons.
En 1985, l’ASBL Similes Bruxelles crée officiellement des appartements thérapeutiques à Mons, en union étroite avec l’hôpital psychiatrique du Chêne aux Haies à titre d’expérimentation d’une alternative d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement de résidents malades psychiques stabilisés en favorisant leur réinsertion sociale.
Dès 1985, Similes Bruxelles a constitué un groupe de travail comprenant de nombreux juristes et des sénateurs pour améliorer les lois existantes traitant de la protection à assurer aux malades psychiques.
En 1990, les nouvelles lois concernant la protection des personnes malades psychiques ont enfin pu être promulguées et en 1991 il en sera de même pour la protection de leurs biens.
En 1991, Similes Bruxelles organise régulièrement des réunions entre les proches de malades psychiques afin qu’ils puissent s’exprimer librement et en toute confiance sur les problèmes qu’ils rencontrent, tant au point de vue médical, que juridique, social et financier.
Jusqu’en 1993, Similes Bruxelles continue à assumer la gestion des appartements thérapeutiques, avec la collaboration active de l’hôpital psychiatrique du Chêne aux Haies, ce qui a permis d’obtenir le retour à la vie courante d’un grand nombre de malades psychiques.
A la même période, Similes Bruxelles organise de nombreuses conférences-débats, avec l’aide de médecins, juristes, représentants des pouvoirs publics, pour permettre aux familles et aux proches de malades psychiques d’obtenir une réponse à toutes les questions pour lesquelles il est souvent très difficile d’apporter une solution adéquate quand on se retrouve seul.
A partir de 1994, la gestion des appartements thérapeutiques appelés dorénavant habitations protégées est assumée simultanément par Similes Bruxelles, Hôpital du Chêne aux Haies, Hôpital du Grand Hornu (section psychiatrique) et le Centre de guidance du Hainaut.
Dès 1995, un cycle de formation a été mis au point afin d’aider les proches de malades psychiques à mieux comprendre la maladie, et les aider à adopter une attitude adéquate vis-à-vis du malade ainsi que de favoriser des échanges fructueux avec les institutions qui soignent les malades.
En 1996, Similes Bruxelles engage une psychologue à temps partiel, rémunérée par ses fonds propres, afin d’assurer la coordination des activités de l’ASBL.
En 1999, Similes Bruxelles a obtenu la prise en charge par l'Orbem (actuellement Actiris), des rémunérations d’une assistante sociale et d’une secrétaire.
En 2000, le soutien financier d’Electrabel permet à Similes Bruxelles et la Fédération des associations Similes francophones de lancer une campagne de notoriété à Bruxelles et en Wallonie pour soutenir les sections qui se développent dans les différentes régions avec une participation accrue de parents et proches de malades psychiques qui se réunissent en groupes de paroles.
En 2001, le soutien d’Actiris nous permet d’engager une psychologue à temps plein.
En 2002, les groupes de paroles se développent considérablement tant à Bruxelles que partout en Wallonie.
En 2003, Similes Bruxelles quitte la rue Ducale, pour s’installer rue Malibran.
En 2004, Similes Bruxelles reprend la gestion du service documentation, et le développe rapidement par l’acquisition de livres et brochures traitant de la maladie mentale, d'informations juridiques et sociales, etc.
En 2005 à 2008, Similes Bruxelles maintient la pression sur les pouvoirs publics en vue de l’amélioration permanente des conditions de vie des malades psychiques, de même Similes Bruxelles continue son action en vue de développer au maximum le rapprochement entre les professionnels des institutions et les proches des malades psychique.
Pierre Thoreau
Trésorier